• Des mêmes (Baudelaire, Duparc, Damien Pass), "L'invitation au voyage". Vous noterez que la version musicale n'a pas retenu un "couplet" du poème de Baudelaire...


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  • Baudelaire a aussi été mis en musique, en particulier par Henri Duparc (1848-1933). Voici une version musicale de "La vie antérieure", interprétée ici par le baryton-basse australien Damien Pass. 


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  • Baudelaire a aussi inspiré les poètes: l'extrait musical suivant est une page de Franz Liszt, à qui d'ailleurs notre poète a dédié un texte des Petits poèmes en prose. On peut penser que la partition de Liszt, intitulée "Harmonies du Soir" fait écho au poème qui porte le même titre dans "Spleen et Idéal" 


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  • Dans Richard Wagner et Tannhaüser à Paris, paru en 1861, Baudelaire, qui vient de publier la deuxième édition des Fleurs du Mal, fait état de son admiration pour le compositeur. Voici d'abord le prélude de Lohengrin (Claudio Abbado et Orchestre de Lucerne).

    A présent, l'ouverture de Tannhaüser (interprétation de la Philharmonie de Munich, dirigée par Christian Thielemann).

     


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  • Guillaume Apollinaire (1880-1918), s'engage en novembre 1914 (il est d'origine polonaise). Il est blessé en 1916 sur le Chemin des Dames. Le poème qui suit fut écrit en 1915 et est extrait du recueil Poèmes à Lou, qui ne fut publié qu'en 1947. 

     

    Si je mourais là-bas...

    Si je mourais là-bas sur le front de l'armée
    Tu pleurerais un jour ô Lou ma bien-aimée
    Et puis mon souvenir s'éteindrait comme meurt
    Un obus éclatant sur le front de l'armée
    Un bel obus semblable aux mimosas en fleur

    Et puis ce souvenir éclaté dans l'espace
    Couvrirait de mon sang le monde tout entier
    La mer les monts les vals et l'étoile qui passe
    Les soleils merveilleux mûrissant dans l'espace
    Comme font les fruits d'or autour de Baratier

    Souvenir oublié vivant dans toutes choses
    Je rougirais le bout de tes jolis seins roses
    Je rougirais ta bouche et tes cheveux sanglants
    Tu ne vieillirais point toutes ces belles choses
    Rajeuniraient toujours pour leurs destins galants

    Le fatal giclement de mon sang sur le monde
    Donnerait au soleil plus de vive clarté
    Aux fleurs plus de couleur plus de vitesse à l'onde
    Un amour inouï descendrait sur le monde
    L'amant serait plus fort dans ton corps écarté

    Lou si je meurs là-bas souvenir qu'on oublie
    - Souviens-t'en quelquefois aux instants de folie
    De jeunesse et d'amour et d'éclatante ardeur -
    Mon sang c'est la fontaine ardente du bonheur
    Et sois la plus heureuse étant la plus jolie

    Ô mon unique amour et ma grande folie

     

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