• Jean-Baptiste Lully (1632-1687), Le bourgeois gentilhomme, 1670,

    "Marche pour la cérémonie des Turcs"

     

    Jean-Philippe Rameau (1683-1684), Les Indes galantes, 1735

    Première entrée: Le Turc généreux

     

    Jean-Philippe Rameau, Troisième livre de pièces de clavecin, 1728

    Suite en sol: "Les Sauvages"

     

    Antonio Vivaldi (1678-1741), Les Quatre Saisons, "L'été"

    (Concerto no 2 en sol mineur, op. 8, RV 315

     

    Jean-Sébastien Bach (1685-1750), Le clavier bien tempéré, prélude BVW 846

     

    Jean-Sébastien Bach, Suite pour violoncelle n°1, prélude

     

    Jean-Sébastien Bach, Concerto brandebourgeois n°3 BWV 1048

     

    Jean-Sébastien Bach, suite pour luth n°2, arrangement pour clavecin, gigue double

      

    Padre Antonio Soler (1729-1783) - Fandango

     

     


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  • En 1885, Maupassant croise Claude Monet à Etretat. Dans le texte suivant, il établit un parallèle entre ses recherches esthétiques et celles du peintre. 

    Vrai, je ne vis plus que par les yeux […].

    Mes yeux ouverts, à la façon d’une bouche affamée, dévorent la terre et le ciel. Oui, j’ai la sensation nette et profonde de manger le monde avec mon regard, et de digérer les couleurs comme on digère les viandes et les fruits. Et cela est nouveau pour moi. Jusqu’ici je travaillais avec sécurité. Et maintenant je cherche… [...]

    L’an dernier, en ce même pays, j’ai souvent suivi Claude Monet à la recherche d’impressions. Ce n’était plus un peintre, en vérité, mais un chasseur. Il allait, suivi d’enfants qui portaient ses toiles, cinq ou six toiles représentant le même sujet à des heures diverses et avec des effets différents.

    Il les prenait et les quittait tour à tour, suivant les changements du ciel. Et le peintre, en face du sujet, attendait, guettait le soleil et les ombres, cueillait en quelques coups de pinceau le rayon qui tombe ou le nuage qui passe, et, dédaigneux du faux et du convenu, les posait sur la toile avec rapidité.

    Je l’ai vu saisir ainsi une tombée étincelante de lumière sur la falaise blanche et la fixer à une coulée de tons jaunes qui rendaient étrangement le surprenant et fugitif effet de cet insaisissable et aveuglant éblouissement.

    G. DE MAUPASSANT, La Vie d’un paysagiste, 28 septembre 1886, Étretat 

     

    Maupassant et l'Impressionnisme

     

    Eugène BOUDIN (1824-1898), La Plage à Trouville, 1865, huile sur toile, 38 x 62.8 cm.

    Princeton, University Art Museum

     

    Maupassant et l'Impressionnisme

    Claude Monet (1840–1926), Sur la plage à Trouville, 1870-1871, huile sur toile, 38 x 46 cm,

    Paris, Musée Marmottan

     

    Maupassant et l'Impressionnisme

    Claude Monet, La plage à Sainte-Adresse, 1867, huile sur toile, 75.8 × 102.5 cm,

    Chicago, Art Institute

     

    Maupassant et l'Impressionnisme

    Claude Monet, Impression soleil levant, 1872, huile sur toile,  

    48 × 63 cm, Paris, Musée Marmottan

     

    Maupassant et l'Impressionnisme

     Claude Monet, Le port du Havre, 1874, huile sur toile, 60.3 x 101.9 cm, 

    Philadelphie, Museum of Art

     

    Maupassant et l'Impressionnisme

    Claude Monet, Marée montante à Pourville, vers 1882, huile sur toile, 66 × 81,3 cm,

    New York, Brooklyn Museum

     

    Maupassant et l'Impressionnisme

    Claude Monet, Chemin dans les blés à Pourville, 1882, huile sur toile, 58,2 × 78 cm,

    Collection particulière

     

    Maupassant et l'Impressionnisme

    Claude Monet, Les falaises à Etretat, 1885, huile sur toile, 65 x 81,1 cm

    Williamstown, Clark Art Institute

     

    Maupassant et l'Impressionnisme

    Claude Monet, Soleil couchant à Etretat, 1886, huile sur toile, 66 × 81 cm

    Musée des Beaux-Arts de Nancy

     

    Maupassant et l'Impressionnisme

    Claude Monet, Cathédrale de Rouen, le Portail, brouillard matinal, 1893, 100 × 65 cm

    Essen, Museum Folkwang

     

    Maupassant et l'Impressionnisme

    La Cathédrale de Rouen. Le portail et la tour Saint-Romain, plein soleil ; harmonie bleue et or, 1892-1893, 107 × 73 cm, Paris, Musée d'Orsay. 

     

    Maupassant et l'Impressionnisme

    La cathédrale de Rouen. Façade, soleil couchant, 1892,  100 × 65 cm

    Paris, Musée Marmottan 


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  • Peintre symboliste de la fin du XIXe siècle, Odilon Redon est l’auteur d’une oeuvre [...]axée sur le rêve et le voyage, comme en atteste le motif récurrent de la barque. D'une [santé] fragile, le jeune Redon est élevé par une nourrice, puis chez son oncle, à la campagne. Il s’initie alors au fusain pour retranscrire la mélancolie et l’étrangeté des paysages, qui constitueront l'essence même de son oeuvre. A l’âge de 7 ans, il découvre les musées de Paris, dont les toiles de Millet, de Corot, de Gustave Moreau, mais aussi Delacroix frappent son imaginaire. De retour à Bordeaux, il décide d'être artiste et prend des leçons de dessin et d’aquarelle[...] Après la guerre de 1870, à laquelle il participe, il s’installe à Montparnasse jusqu'en 1877. Il côtoie alors Fantin-Latour et Paul Chevanard, avant de voyager en 1878 en Belgique et en Hollande. Il écrit ensuite ‘Dans le rêve’, son premier album de lithographie, qui fait la part belle à l’inconscient et à l’imaginaire. Dès les années 1890, Redon délaisse ses noirs, pour s’orienter vers le pastel et l'huile, révélant ses talents de coloriste. En 1899, Maurice Denis l’introduit auprès des Nabis et Redon collabore avec Mallarmé. Ses travaux sont ensuite présentés à la galerie Durand-Ruel en 1900, puis au Salon de la libre esthétique à Bruxelles et au Salon de la Société nationale des beaux-arts à Paris l’année suivante. En 1904, une salle lui est exclusivement consacrée au Salon d'automne et la Légion d'honneur lui est attribuée. [...]  Redon meurt après avoir publié une autobiographie dévoilant ses rapports avec le milieu artistique de son époque. Il laisse à la postérité un oeuvre marqué par les méandres de la psychologie et de l’imaginaire.

    http://evene.lefigaro.fr/celebre/biographie/odilon-redon-3758.php 

     

    Un artiste symboliste: Odilon Redon

    L'Ange déchu, 1880

     

     

     

     

    Un artiste symboliste: Odilon Redon

    L'oeil comme un ballon bizarre se dirige vers l'infini, lithographie, 1882 

     

    Un artiste symboliste: Odilon Redon

    La Fleur du Marécage, Lithographie, vers 1885

     

    Un artiste symboliste: Odilon Redon

    Les yeux clos, 1890

     

    Un artiste symboliste: Odilon Redon

    Barque mystique, vers 1892

     

    Un artiste symboliste: Odilon Redon

    Les épines rouges, date inconnue

     

    Un artiste symboliste: Odilon Redon

    L'ange déchu, vers 1905

     

    Un artiste symboliste: Odilon Redon

    Le char d'Apollon, vers 1909

     

    Un artiste symboliste: Odilon Redon

    Le char d'Apollon, vers 1914


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  • L'orientalisme n'est pas un courant pictural à proprement parler. Il s'agit plutôt d'une thématique qui touche aussi bien le Romantisme que l'Académisme (et même, à certains égards, la peinture de Matisse, par exemple). Si les sujets orientaux sont fréquents dans la peinture, on les trouve aussi en poésie (Hugo en offre l'illustration) qu'en musique.

    Cet engouement pour l'Orient n'est pas neuf. Voltaire situe la fin de Candide près d'Istanbul, et l'empire ottoman fournit aussi le cadre de l'opéra de Mozart L'enlèvement au sérail. Plus loin encore, la Cérémonie turque du Bourgeois Gentilhomme de Molière et Lully témoigne de la fascination exercée par l'Orient sur l'imaginaire occidental. Les Salons de peinture se peuple d'odalisques, de cavaliers arabes, de pèlerins allant à la Mecque. On déambule dans les rues du Caire, d'Alger ou d'Istanbul, on explore par l'art les montagnes de l'Atlas ou du Caucase.

    Très vite, pourtant, ce goût orientaliste fixe des clichés, fige des stéréotypes. On rêve l'Orient plus qu'on ne cherche à le connaître. 

    Petite promenade en image et musique...

    Orientalismes

    Dominique Ingres, La grande odalisque, 1815, Musée du Louvre

     

    Orientalismes

    Théodore Chassériau, Le Khalife de Constantine Ali Ben Hamet, chef des Harakas, suivi de son escorte, 1845, 325 × 259 cm , Château de Versailles. 

     

     

    Orientalismes

    Léon Belly, Pèlerins allant à la Mecque, 1861, Musée d'Orsay, Paris

     

     

    Orientalismes

    Eugène Fromentin, Campement dans l'Atlas, vers 1865, 105 cm x 143.3 cm, The Walters Art Museum, Baltimore

     

     

    Orientalismes

    Eugène Fromentin, La Chasse au héron en Algérie, 1865, Musée Condé de Chantilly

     

     

    Orientalismes

    Henri Régnault, Exécution sans jugement sous les rois maures de Grenade, 1870, Musée d'Orsay, Paris

     

     

    Orientalismes

    Jean-Léon Gérôme, Marchand de peaux,  Le Caire, 1869, 61.5 x 50 cm, Collection particulière

     

     

    Orientalismes

    Jules-Antoine Lecomte du Nouÿ, L'Esclave blanche, 1888, 146 × 118 cm, Musée des Beaux-arts de Nantes

     

     

     Nikolaï Rimski-Korsakov, Shéhérazade , 1888, 3ème partie: "Le jeune prince et la jeune princesse"

    Piotr-Illitch Tchaïkovski , Casse-Noisette, "Danse arabe", 1892 (ici dans Fantasia, de Walt disney)

     

     

    Orientalismes

    James Tissot, Les Rois mages en voyage, 1894, 70,8 x 101,6 cm. Minneapolis Institute of Arts

     

     

    Orientalismes

    Jean-Léon Gérôme, Les Derviches tourneurs, vers 1895, 72.5 × 94 cm, collection particulière

     

     

    Orientalismes

     Henri Matisse, Odalisque, 1922, 65.1 x 81.3 cm, Metropolitan Museum de New-York

     

    http://www.histoiredelart.net/courants/l-orientalisme-17.html# 


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  • Eugène Delacroix est né en 1798. Sa formation artistique le conduit à fréquenter des peintres comme Gros ou Géricault. Il expose au Salon pour la première fois en 1822 et se fait un nom avec le très remarqué Dante et Virgile aux Enfers (Musée du Louvre).

    Delacroix l'oriental

    En 1824, il s'empare de l'actualité en exposant au Salon quatre oeuvres inspirées de la Guerre d'Indépendance Grecque, dont Scènes des massacres de Scio (Musée du Louvre)

    Delacroix l'oriental

    Il participe ensuite en 1826 à une exposition consacrée aux Grecs à la galerie Lebrun. Il expose La Grèce expirant sur les ruines de Missolonghi (Musée des Beaux-Arts de Bordeaux) .

    Delacroix l'oriental

    En 1828, au Salon, il expose La mort de Sardanapale (Musée du Louvre): oeuvre tourmentée, sombre et violente qui suscite d'âpres discussions.

    Delacroix l'oriental

    En 1831, après avoir exposé La Liberté guidant le peuple, Delacroix est invité à rejoindre la mission extraordinaire organisée par le duc de Mornay au Maroc. Le voyage le conduit de Tanger à Alger avant un retour à Toulon en 1832. Pendant ce temps, il remplit des carnets des croquis. Dès lors, Delacroix ne cessera plus de traiter les thèmes orientaux. Ce voyage a profondément marqué son style, en particulier sa perception de la lumière.

    Delacroix l'oriental

     

    Delacroix l'oriental

     

    Delacroix l'oriental

     

    Delacroix l'oriental

     

    Delacroix l'oriental

     

    Delacroix l'oriental

     

    Delacroix l'oriental

    Femmes d'Alger dans leur appartement, 1832, Musée du Louvre

     

    Delacroix l'oriental

    L'Arabe au tombeau, 1838, Hiroshima Museum of Arts

     

    Delacroix l'oriental

    Le Sultan du Maroc, 1845, Musée des Augustins de Toulouse

     

    Delacroix l'oriental

    Combattant grec à cheval, 1856, Musée Alexandros Soutzos d'Athènes


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