• De manière informelle, quelques extraits des élégies de Tibulle dans la traduction de Héguin de Guerle (1862), et illustré par Lucienne Laurancet (éditions Le Pot cassé 1930). Il ne s'agit pas ici de proposer une analyse mais un parcours informel à travers des extraits des livres I et II

     

     

    Tibulle - aperçu...

     

    LIVRE I

    ELEGIE I

    Tibulle - aperçu...

    [...] Dieux ! soyez-moi propices. Ne dédaignez point les dons d'une table pauvre, offerts dans des vases d'argile, mais purs. C'est d'argile que l'antique laboureur fit ses premières coupes : il les forma d'une terre docile. Je ne regrette, moi, ni les richesses de mes pères, ni le produit des moissons que jadis mes aïeux renfermaient dans leurs greniers. Pour moi c'est assez d'une petite récolte ; c'est assez d'un lit pour goûter le repos, si les dieux me le permettent, et de ma couche ordinaire pour délasser mes membres. Quel plaisir d'entendre de son lit le souffle des vents furieux, et d'y presser tendrement sa maîtresse contre son sein ! ou, quand le vent de l'hiver verse une eau glacée, de s'endormir exempt de crainte au bruit de la pluie ! Puisse ce bonheur être le mien ! Qu'il garde ses richesses trop chèrement achetées, celui qui peut supporter les fureurs de la mer et les orages. 

    ELEGIE II

    Tibulle - aperçu...

    Verse encore, je veux noyer dans le vin des douleurs nouvelles pour moi ; que mes paupières fatiguées cèdent enfin au sommeil, et quand Bacchus aura largement arrosé ma tête, que nul ne me réveille durant le repos de mon amour infortuné. Un cruel gardien veille sur la beauté que j'adore, un dur verrou ferme sa porte.

    Porte inexorable, sois battue des pluies ! que Jupiter te brise de sa foudre ! ou plutôt sois touchée de mes plaintes, des miennes seules, ouvre-toi furtivement sans faire de bruit en tournant sur tes gonds. Et si j'ai formé contre toi quelque souhait impie, pardonne à mon délire : que mes imprécations retombent sur ma tête. Souviens-toi plutôt des prières sans nombre que je t'adressai d'une voix suppliante en ornant tes soutiens de guirlandes de fleurs.

    Et toi, Délie, trompe hardiment tes gardiens. Il faut de l'audace. Le courage a pour protectrice Vénus elle-même. C'est elle qui favorise le jeune amant qui tente une porte nouvelle, ou la jeune fille qui la lui ouvre. C'est elle qui apprend à descendre à la dérobée d'une couche moelleuse et à poser le pied sans bruit : c'est elle enfin qui montre à faire en présence d'un époux des gestes qui parlent, et à cacher de douces paroles sous des signes convenus. Mais ces secrets, elle ne les enseigne point à tous ; elle ne les révèle qu'à ceux que n'appesantit point la paresse, et que la crainte n'empêche point de se lever dans l'obscurité de la nuit. Moi, lorsque je cours dans les ténèbres par toute la ville, l'esprit agité, Vénus elle-même me donne de l'assurance dans les ténèbres ; elle ne permet point que je rencontre un assassin qui me frappe de son poignard, un voleur qui s'enrichisse du prix de mes vêtements enlevés. Celui que l'amour tient sous ses lois peut aller partout sans crainte, sa personne est sacrée, il ne doit pas redouter les embûches. Je ne souffre, moi, ni du froid paresseux d'une nuit d'hiver, ni de la pluie qui tombe par torrents. Ces peines ne me causent nul ennui, pourvu que Délie m'ouvre sa porte et que sans rien dire elle m'appelle au bruit de ses doigts. [...]

     

    ELEGIE III

    Que l'homme était heureux sous le règne de Saturne, avant que la terre fût ouverte en longues routes ! Le pin n'avait point encore bravé l'onde azurée, ni livré une voile déployée au souffle des vents. Dans ses courses vagabondes, cherchant la richesse sur des plages inconnues, le nautonier n'avait point encore fait gémir ses vaisseaux sous le poids des marchandises étrangères. Dans cet âge heureux, le robuste taureau ne portait point le joug ; le coursier ne mordait point le frein d'une bouche domptée ; les maisons étaient sans porte ; une pierre fixée dans les champs ne marquait point la limite certaine des héritages ; les chênes eux-mêmes donnaient du miel ; les brebis venaient offrir leurs mamelles pleines de lait aux bergers sans inquiétude. On ne connaissait ni la colère, ni les armées, ni la guerre ; l'art funeste d'un cruel forgeron n'avait pas inventé le glaive.

    Aujourd'hui, sous l'empire de Jupiter, toujours les meurtres, toujours les blessures et la mer, mille routes conduisent en un moment à la mort. Epargne-moi, père des dieux ! ma conscience craintive ne redoute pas la peine d'un parjure ou de quelque parole outrageante pour la majesté des dieux. Mais si j'ai rempli le nombre d'années que m'accordaient les destins, que l'on grave ces mots sur la pierre qui couvrira mes restes :

    ICI REPOSE TIBULLE ENLEVE PAR UNE MORT CRUELLE, 

    TANDIS QU'IL SUIVAIT MESSALA SUR TERRE ET SUR MER.

    Mais, comme je me suis toujours montré docile aux tendres leçons de l'Amour, Vénus elle-même me conduira aux Champs Elyséens. Là ce ne sont que danses et chansons ; répandus de tous côtés les oiseaux font retentir les airs des accords de leurs flexibles gosiers. Une moisson de plantes odoriférantes y croît sans culture, les campagnes tout entières y brillent de l'éclat des roses embaumées que la terre y donne avec complaisance. Un essaim de jeunes garçons et de jeunes filles s'y livre à de tendres jeux, et l'Amour y engage de continuels combats. C'est là le séjour des amants que l'avide mort a surpris, on les reconnaît à la couronne de myrte qui pare leurs têtes.

    ELEGIE VI

    Tibulle - aperçu...

    Amour, pour m'attirer, toujours tu me montres un visage riant, et bientôt, hélas ! je n'éprouve que ta cruauté et tes rigueurs. Barbare enfant, qu'ai-je de commun avec toi ? quelle gloire pour un dieu de dresser des embûches à un mortel ? Déjà l'on me tend des pièges ; déjà la rusée Délie réchauffe en secret je ne sais quel rival dans le silence de la nuit. Elle proteste, il est vrai, de son innocence ; mais j'ai peine à la croire : elle nie avec la même assurance nos amours à son époux. C'est moi qui, pour mon propre malheur, lui ai enseigné l'art de tromper ses gardiens. Hélas ! je suis aujourd'hui victime de mes propres leçons. Je lui appris à inventer des prétextes pour coucher seule ; à faire tourner une porte sans bruit sur ses gonds. Je lui donnai des sucs et des herbes pour effacer la trace bleuâtre que deux amants impriment avec la dent l'un sur l'autre. Mais toi, imprévoyant époux d'une artificieuse beauté, aies les yeux ouverts sur moi-même pour empêcher toute infidélité de sa part. Prends garde qu'elle n'ait avec les jeunes gens de longs entretiens ; qu'elle ne s'étende mollement avec une robe négligemment attachée qui laisse son sein découvert ; qu'elle ne fasse des signes pour te tromper, et que, tirant la liqueur avec son doigt, elle ne trace des caractères sur la table arrondie. Crains toutes les fois qu'elle sortira, assurât-elle qu'elle se rend aux mystères de la Bonne-Déesse, dont l'accès est interdit aux hommes. Si tu veux te fier à moi, seul je la suivrai au pied des autels : alors je n'aurai point à redouter que mes yeux me trompent. Plus d'une fois, sous prétexte d'admirer ses perles et son anneau, je me souviens de lui avoir pressé la main. Plus d'une fois je t'endormis avec le vin pur ; pour moi, je buvais sobrement, en mettant de l'eau au fond de la coupe, et la victoire me restait. Mais je ne t'ai point offensé à dessein, pardonne à mes aveux ; c'est l'Amour qui le voulait : comment lutter contre les dieux ? [...]

    ELEGIE XIV

    Tibulle - aperçu...

    Quel est le premier qui forgea la terrible épée ? c'était un coeur barbare, un coeur de fer. C'est lui qui fit connaître à la race humaine les meurtres et les combats ; c'est lui qui ouvrit à la cruelle mort une route plus courte.

    Mais non, l'infortuné n'est pas coupable : nous avons fait servir à notre perte les armes qu'il nous avait mises en main pour combattre les animaux féroces.

    C'est la faute de l'or ; la guerre n'existait point, quand on n'avait sur sa table qu'une coupe de hêtre. Point de forteresses, point de remparts : le berger goûtait un sommeil paisible au milieu de ses brebis. Que n'ai-je vécu alors ? je n'eusse point connu les luttes sanglantes où se plaît le vulgaire ; je n'aurais point senti mon coeur palpiter aux accents de la trompette. Maintenant on m'entraîne à la guerre, et déjà peut-être quelque ennemi porte le trait qui doit rester dans mon flanc. Veillez sur moi, Lares de mes pères ; c'est vous qui m'avez nourri lorsque enfant je courais à vos pieds. Ne rougissez pas d'être formés d'un vieux bois : c'est ainsi que vous habitiez la demeure de mes aïeux. L'homme était plus religieux observateur de sa foi quand, honorés sans luxe, les dieux n'avaient, dans une étroite chapelle, qu'une image en bois. Il suffisait, pour les apaiser, de leur offrir une grappe de raisin, de ceindre leur chevelure sacrée d'une couronne d'épis. Celui dont le voeu avait été exaucé leur portait des gâteaux ; sa fille, encore toute petite, l'accompagnait avec un rayon de miel.

    Dieux Lares, écartez de nous les traits d'airain, et pour victime je vous immolerai un porc arraché au troupeau qui remplit mon étable rustique. Je le suivrai avec un vêtement pur, des corbeilles couronnées de myrte dans les mains, et le myrte à moi-même me ceindra la tête. Puissé-je vous plaire ainsi ! qu'un autre signale son courage dans les combats ; favorisé de Mars, qu'il terrasse les généraux ennemis ; pour que je puisse en buvant entendre un soldat faire le récit de ses exploits, et le voir retracer, avec du vin, son camp sur la table. Quelle étrange fureur de courir sur les champs de bataille au-devant de la cruelle Mort ! elle a le bras levé, elle vient furtivement et sans bruit. Il n'y a dans l'empire souterrain ni moissons, ni riches vignobles ; on y voit le farouche Cerbère, et le hideux nocher du Styx. Là les joues meurtries, et les cheveux dévorés par les flammes, la pâle troupe des Ombres erre autour des lacs ténébreux. N'est-il pas mille fois plus digne d'envie le sort de celui que la vieillesse paresseuse surprend dans une humble chaumière entouré de ses enfants ? Il garde lui-même ses brebis, son fils fait paître les agneaux ; et son épouse fait tiédir l'eau pour le délasser de ses fatigues. Que ce bonheur soit le mien ! qu'il me soit permis de voir mes cheveux blanchir, de raconter dans ma vieillesse les histoires du vieux temps ! 

     

    LIVRE II

    ELEGIE III

    Tibulle - aperçu...

    Les champs et les hameaux possèdent ma maîtresse ; hélas ! il faut avoir un coeur de fer pour rester à la ville. Vénus elle-même est allée déjà fixer son séjour au milieu des joyeuses campagnes, et l'Amour apprend le rustique langage du laboureur. Ah ! pour voir celle que j'adore, j'aurais le courage de retourner un sol épais avec un pesant hoyau ; à la manière du laboureur, je suivrais la charrue recourbée, tandis que le boeuf mutilé remue la terre destinée à recevoir les semences. Sans faire entendre la moindre plainte, je sentirais le soleil brûler mes membres délicats ; je verrais la pustule, en se rompant, déchirer mes tendres mains.

    Le bel Apollon lui-même fit paître les troupeaux d'Admète. La lyre du dieu, sa longue chevelure lui furent inutiles. Les maux de son coeur résistèrent à la vertu des simples. Toutes les ressources de l'art de guérir échouèrent contre la puissance de l'Amour. Ce dieu lui-même, chaque jour, faisait sortir les génisses de l'étable, et, après les avoir fait paître, les menait s'abreuver aux ruisseaux. Il tressait l'éclisse légère avec un jonc flexible dont les noeuds ne laissaient qu'un étroit passage au lait clair. O combien de fois, tandis que le dieu portait un veau à travers les champs, sa soeur rougit, dit-on, de le rencontrer ! Combien de fois, tandis qu'il chantait au fond d'une vallée, les génisses osèrent interrompre par leurs mugissements ses doctes chansons ! Souvent les rois, dans des temps d'alarme, vinrent consulter les oracles, et la foule sortit des temples sans avoir reçu de réponse. Souvent Latone vit avec douleur le désordre de ces cheveux sacrés qu'auparavant Junon avait admirés elle-même. Dans cette tête sans parure, dans ces cheveux épars, on chercherait vainement la chevelure d'Apollon. Apollon, as-tu donc oublié ta chère Délos ? Delphes est-elle pour toi sans attraits ? Sans doute c'est l'Amour qui te réduit à habiter une humble chaumière. Siècle heureux où les immortels s'avouaient, dit-on, les esclaves de Vénus sans rougir ! Cet amour n'est plus maintenant qu'une fable ; mais celui qui n'a de pensées que pour sa maîtresse, aime mieux n'être qu'une fable qu'un dieu sans amour. [...]

     

    ELEGIE IV

     

    Tibulle - aperçu...

    Je trouve ici l'esclavage, et le joug d'une maîtresse tout prêt : adieu donc, liberté de mes pères. Mais il est bien dur l'esclavage qu'on m'impose, je suis chargé de chaînes ; et, malheureux ! jamais l'Amour n'allège mes liens. De quoi suis-je donc coupable ? quel crime ai-je commis, pour brûler ainsi ? oui, je brûle, beauté cruelle ; éloigne tes torches. Ah ! plutôt que de ressentir de pareilles douleurs, j'aimerais mieux n'être qu'une pierre sur des montagnes couvertes de glaces, qu'une roche exposée à la fureur des vents, et battue par les flots amoncelés d'une mer féconde en naufrages. Le jour m'est amer, l'ombre de la nuit m'est plus amère encore. Mon triste coeur est abreuvé de fiel ; et mes vers, et Apollon qui m'inspire, me sont inutiles ; c'est de l'or que sans cesse demande la main de Némésis. [...]

     


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  • L'oeuvre de Sappho (ou Sapho) nous est parvenue à l'état de fragment. Sa biographie est incertaine, objet d'hypothèses parfois contradictoires. Ce qui est sûr, c'est que le poème "Phainetai moi" a connu une postérité sans pareille et a largement irrigué le lyrisme amoureux de ce côté-ci de la Méditerranée. Sappho a aussi suscité l'imaginaire d'autres artistes, peintres, sculpteurs et musiciens, et donné lieu à de nombreuses images... 

    Visages de Sapho

     

    Ce vase grec à figures rouges dit "Vase de Munich" représente le poète Alcée, et Sapho, tenant l'un et l'autres les instruments qui accompagnent la poésie. Il date des environs de 480.

     

    Visages de Sapho

    Cette fresque de Pompéi, découverte dans une villa, date du Ier siècle ap. J.C.. Elle figure une femme tenant une tablette et un stylet, posé sur les lèvres dans une posture pensive. Il est impossible d'affirmer qu'il s'agit de Sappho, mais une tenace tradition en fait le portrait de la poétesse de Mytilène. 

     

    Visages de Sapho

    Jacques-Louis David  (1748–1825), Sapho, Phaon et l'Amour, 1809

    225 × 262 cm , Musée de L'Hermitage, Saint Petersbourg. 

     

    Le 19ème siècle s'empare de l'histoire de Sapho et Phaon, rapportée notamment par Ovide: Sapho, repoussée par Phaon, se serait jetée dans la mer, au cap Leucade, par amour pour lui. 

     

    Visages de Sapho

     

    Théodore Chassériau, Sapho se précipitant dans la mer du rocher de Leucade, 1846,

    Musée du Louvre

     

     

    Visages de Sapho

    Gustave Moreau, Sapho se jetant dans la mer, huile sur toile, coll. privée

     

    Visages de Sapho

    Gustave Moreau, La mort de Sapho, 1876, huile sur toile , Musée de Saint-Lô 

     

    Visages de Sapho

     

    James Pradier, Sapho, marbre, Musée d'Orsay, Paris

     

    Visages de Sapho

    Antione Bourdelle, Sapho, grand modèle, deuxième étude, bronze, Musée Bourdelle, Paris. 


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  • Le poète Virgile apparait à travers une riche iconographie, et ce depuis l'Antiquité, signe de la place qu'il occupe dans l'imaginaire et la culture européenne.

    Galerie: Images de Virgile

    Virgile et deux Muses.

    Mosaïque romaine du IIIe siècle entourée d'une frise, au Musée du Bardo de Tunis

    A gauche, Clio, muse de l'Histoire, tenant un parchemin,à droite, Melpomène, muse de la tragédie et de la poésie lyrique

     

     

     

    Galerie: Images de Virgile

    Hubert et Jan Van Eyck, Retable de l'agneau mystique, Cathédrale Saint Bavon de Gand, 1432, huile sur bois,  3,5 m x 4,6 m. Retable ouvert  

    Galerie: Images de Virgile

    Hubert et Jan Van Eyck, Retable de l'agneau mystique, Cathédrale Saint Bavon de Gand, 1432, huile sur bois,  3,5 m x 4,6 m. détail: les Prophètes.

    On peut penser que le personnage vêtu de blanc est Virgile, dont une page célèbre des Bucoliques annonce la venue d'un enfant qui rétablira l'âge d'or. Ce passage a valu à Virgile d'être tenu pour un annonciateur de la venue du Christ au même titre que les prophètes de l'Ancien Testament.

     

     

     

    Galerie: Images de Virgile

    Raphaël, Le Parnasse, 1511, fresque du Palais du Vatican (largeur: 670 cm)

    Saurez-vous retrouver Virgile? il est représenté non loin de trois autres poètes épiques, dont l'un est son modèle grec, et l'autre celui qu'il accompagne aux Enfers dans la Divine Comédie...

     

     

     

     

    Galerie: Images de Virgile

    Jean-Auguste-Dominique Ingres, Homère déifié, dit aussi L'Apothéose d'Homère, 1827

    (H. : 3,86 m. ; L. : 5,12 m.)

    Notice de www.louvre.fr (extrait): "Devant un temple au fronton duquel est inscrit son nom, le poète Homère, assis, est présenté comme un dieu. Il est couronné de lauriers par une Victoire. À ses pieds, deux femmes assises personnifient les épopées qu'il a composées. Celle qui porte une épée symbolise l'Iliade. La figure dotée d'une rame représente l'Odyssée. Le poète divinisé reçoit l'hommage des grands hommes de l'Antiquité et des artistes des Temps modernes, au nombre de quarante-six.". Saurez-vous ici aussi reconnaître Virgile?

     

     

     

    Galerie: Images de Virgile

    Jean-Baptiste Joseph Wica,  Virgile lisant un extrait du 6e livre de son Énéide, 1820,
    Tremezzo, Villa Carlotta

    Octavia, la soeur d’Auguste, s’ évanouit au passage des vers relatifs à son fils Marcellus mort à 19 ans.

     

     

     

     

    Galerie: Images de Virgile

    Eugène Delacroix,  La Barque de Dante ou Dante et Virgile aux enfers,
    1822, Musée du Louvre, huile sur toile, 189 × 241.5 cm

    "Au chant VIII de l'Enfer, Dante et Virgile se dirigent vers la ville infernale de Dité. Ils sont conduits par Phlégyas, roi de Béotie condamné au Tartare par Apollon pour avoir mis le feu au temple de Delphes. Dante reconnaît, dans les eaux fangeuses du Styx, un de ses ennemis de naguère, Filippo Argenti." (www.louvre.fr)

     

     

     

     

    Galerie: Images de Virgile

    William Bouguereau, Dante et Virgile, 1850,huile sur toile,

    H. 281 ; L. 225 cm, Musée d'Orsay, Paris

    "Le tableau s'inspire d'un court épisode du huitième cercle de L'Enfer (celui des falsificateurs et des faux-monnayeurs). Dante, accompagné de Virgile, assiste au combat entre deux âmes damnées : Capocchio, hérétique et alchimiste, mordu au cou par Gianni Schicchi, qui avait usurpé l'identité d'un homme déjà mort afin de détourner son héritage." (www.musee-orsay.fr)

     

     

     

    Galerie: Images de Virgile

    Dante et Virgile, sur le rivage du Purgatoire, voient venir la barque des âmes que conduit un ange, huile sur toile, Alfred De Curzon, 1857
    Musée de la Ville de Poitiers et de la Société des antiquaires de l'Ouest - See more at: http://www.alienor.org/collections-des-musees/fiche-objet-37378-tableau-dante-et-virgile-sur-le-rivage-du-purgatoire-voient-venir-la-barque-des-ames-que-conduit-un-ange#sthash.u4NXqiAC.dpuf

    Alfred de Curzon, Dante et Virgile sur le rivage du Purgatoire, voient venir une barque que conduit un ange, 1857, huile sur toile, 157x240, Musée de la ville de Poitiers

     

     

     

    Galerie: Images de Virgile

    Gustave Doré, Dante et Virgile dans le neuvième cercle de l'Enfer, 1861,

    Musée de Brou, Bourg-en-Bresse

    H. 157 ; l. 240

     

    Dante et Virgile, sur le rivage du Purgatoire, voient venir la barque des âmes que conduit un ange, huile sur toile, Alfred De Curzon, 1857
    Musée de la Ville de Poitiers et de la Société des antiquaires de l'Ouest - See more at: http://www.alienor.org/collections-des-musees/fiche-objet-37378-tableau-dante-et-virgile-sur-le-rivage-du-purgatoire-voient-venir-la-barque-des-ames-que-conduit-un-ange#sthash.u4NXqiAC.dpuf

     

    Dante et Virgile, sur le rivage du Purgatoire, voient venir la barque des âmes que conduit un ange - See more at: http://www.alienor.org/collections-des-musees/fiche-objet-37378-tableau-dante-et-virgile-sur-le-rivage-du-purgatoire-voient-venir-la-barque-des-ames-que-conduit-un-ange#sthash.u4NXqiAC.dpuf
    Dante et Virgile, sur le rivage du Purgatoire, voient venir la barque des âmes que conduit un ange - See more at: http://www.alienor.org/collections-des-musees/fiche-objet-37378-tableau-dante-et-virgile-sur-le-rivage-du-purgatoire-voient-venir-la-barque-des-ames-que-conduit-un-ange#sthash.u4NXqiAC.dpuf

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  • Le Vatican a numérisé un mansucrit vieux de 1600 ans

    Un article du journal La Croix:

    http://www.la-croix.com/Urbi-et-Orbi/Vatican/Le-Vatican-numerise-manuscrit-Virgile-vieux-1-600-2016-07-21-1200777339


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