• peintre l'ordinaire: les travaux des champs, les travaux des villes

    Au 17ème siècle s'élabore, en France en particulier, une vision édifiante et morale de la peinture: l'art doit instruire, donner à voir des exemples nobles, en empruntant ses sujets à la mythologie, à l'histoire, ou à la Bible. A la même époque, en Hollande (on parle alors de Provinces-Unies), les peintres adoptent de petits formats et peignent la vie quotidienne, l'intimité. On parle de "scènes de genre". 

    Au 19ème siècle, en France, les artistes remettent en cause l'enseignement académique qui hiérarchise les genres picturaux et place au sommet la grande peinture, la peinture d'histoire. Les peintres sortent de leurs ateliers, peignent "sur le motif" des paysages, des paysans... Quand ils y retournent, ils consacrent de grands formats à ces scènes considérées comme mineures pour leur donner une dimension nouvelle et installer l'ordinaire au cœur de l'art. (NB: la question du format est essentielle pour comprendre des œuvres qui ont pu faire scandale au 19ème en France: on consacre normalement les grandes toiles aux grands sujets et peindre comme le fait Courbet presque grandeur nature des hommes et des femmes ordianires provoque incompréhension.) 

    Parfois, le peintre saisit un moment, le fixe dans un petit format; parfois, il l'auréole d'une grandeur presque sacrée. Panorama...

     

    peintre l'ordinaire: les travaux et les loisirs

     

    Johannes Vermeer, La Laitière, 1657–1658,

    46 cm x 41 cm, Rijksmuseum Amsterdam

     

     

    peintre l'ordinaire: les travaux et les loisirs

    Johannes Vermeer, La dentellière, 1669–1670

    24 cm x 21 cm, Musée du Louvre, Paris 

     

     

    peintre l'ordinaire: les travaux et les loisirs

    Rosa Bonheur, Labourage Nivernais, 1849

    H. 1,34 ; L. 2,6 m, Musée d'Orsay, Paris

     

     

    peintre l'ordinaire: les travaux et les loisirs

     

    Jean-François Millet, Des glaneuses, 1857, 

    84 cm x 1,12 m, Musée d'Orsay, Paris

     

    peintre l'ordinaire: les travaux et les loisirs

     

    Jean-François Millet, L'angélus, 1857–1859

    56 cm x 66 cm, Musée d'Orsay, Paris 

     

     

    peintre l'ordinaire: les travaux et les loisirs

    Jules Breton, Le rappel des glaneuses, 1859

    H. 90 ; L. 176 cm

     

     

    peintre l'ordinaire: les travaux des champs, les travaux des villes

    Gustave Caillebotte, Les raboteurs de parquet, 1875

    1,92 m x 1,46 m, Paris, Musée d'Orsay

     

     

    peintre l'ordinaire: les travaux des champs, les travaux des villes

    Edgar Degas, Les repasseuses, 1884-1886

    H. 76 ; L. 81,5 cm, Musée d'Orsay, Paris

     


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