• Née en 1822 et morte en 1890, Apollonie (pseudonyme d'Aglaé) est la fille illégitime d'un aristocrate et d'une blanchisseuse. "Installée" par son amant, un riche homme d'affaire, elle tient salon dans les années 1840 et 1850. On la surnomme "la Présidente". On peut croiser chez elle, outre Baudelaire, Musset, Berlioz, Flaubert, Gautier... Muse de Baudelaire, célébrée dans Les Fleurs du Mal, elle fut aussi immortalisée par les artistes. 

     

    Apollonie Sabatier

    Cette sculpture, Femme piquée par un serpent, est l'oeuvre d'Auguste Clésinger, conservée au Musée d'Orsay. Elle fut présentée au Salon de 1847. L'oeuvre fut commandée par l'amant de la belle. Toutefois, ce dernier demanda à l'artiste de ne pas figurer le visage d'Apollonie. En revanche, le sculpteur pratiqua le moulage sur nature (sur le corps du modèle!). La chose fit sans doute scandale: d'abord parce que le corps de la femme est ici figuré de manière réaliste, ensuite parce que cette technique peut sembler contestable, si on compare la démarche avec celle d'un artiste qui "fabriquerait" de toutes pièces un corpsPourtant, les apparences sont sauves, le sujet évoque la figure d'Eve, et s'inscrit ainsi dans les cadres des sujets recevables aux yeux de l'Académie. Mais ne nous y trompons pas (et s'y est-on alors trompé?): on semble bien loin du texte biblique, et cette sculpture retient l'attention par sa sensualité explicite et assumée... "Voluptés calmes"....

    Apollonie Sabatier

     


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  • Des mêmes (Baudelaire, Duparc, Damien Pass), "L'invitation au voyage". Vous noterez que la version musicale n'a pas retenu un "couplet" du poème de Baudelaire...


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  • Baudelaire a aussi été mis en musique, en particulier par Henri Duparc (1848-1933). Voici une version musicale de "La vie antérieure", interprétée ici par le baryton-basse australien Damien Pass. 


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  • Baudelaire a aussi inspiré les poètes: l'extrait musical suivant est une page de Franz Liszt, à qui d'ailleurs notre poète a dédié un texte des Petits poèmes en prose. On peut penser que la partition de Liszt, intitulée "Harmonies du Soir" fait écho au poème qui porte le même titre dans "Spleen et Idéal" 


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  • Dans Richard Wagner et Tannhaüser à Paris, paru en 1861, Baudelaire, qui vient de publier la deuxième édition des Fleurs du Mal, fait état de son admiration pour le compositeur. Voici d'abord le prélude de Lohengrin (Claudio Abbado et Orchestre de Lucerne).

    A présent, l'ouverture de Tannhaüser (interprétation de la Philharmonie de Munich, dirigée par Christian Thielemann).

     


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